Différences et souffrances...

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Certains considèrent qu'avoir un fonctionnement dit de Haut Potentiel Intellectuel est source de souffrance. Certains pensent même que ce type de profil est similaire à un dysfonctionnement, à une maladie... Comment expliquer cette vision des choses ? Qu'est-ce qui fait que certains imaginent d'être HPI est une tare ?

Et si ce n'était qu'une question de perception ?

Dans cette catégorie d'articles, vous trouverez des éléments de réponse développés. Il y a des différences de fonctionnement chez ces personnes qui créent des différences de perceptions des choses. Ce décalage peut créé des souffrances.

L'hypersensibilité des HPI implique une intensité forte dans le ressenti des émotions et des sensations. Cela leur confère une sympathie (ou empathie selon les cas), et une grande lucidité sur ce qui les entoure. Leur fonctionnement de pensée en arborescence les amènent à avoir une vision différente parfois même décalée. Elles ont des réponses jugées comme étranges voire même hors sujet.

Les réactions des autres peuvent impacter leur image d'elles-mêmes ou leur estime d'elles-mêmes.


Quelles sont leurs problématiques récurrentes ?

Voici quelques problématiques régulièrement vécues par les HPI :

- questionnements existentiels sans réponse, manque de sens dans leur action,

- sentiment d'injustice,

- illusion de la pensée commune,

- contagion et manque de régulation émotionnelle,

- sentiment de décalage et solitude,

- sur-adaptation...


En fait, tout le monde peut vivre ça à un moment donné de sa vie. Ce ne sont pas des problématiques exclusivement réservées aux personnes dites HPI.

Les profils HPI vivent les mêmes choses, les mêmes situations problématiques, les mêmes émotions que les autres êtres humains mais tout plus intensément, c'est-à-dire plus rapidement et plus puissamment.


Leurs comportements prennent donc des formes particulières. Leur façon de s'exprimer est extrême, leur joie : immense, leur colère : dévastatrice, leur tristesse : abyssale, leur rejet : épidermique. Leurs réactions paraissent disproportionnées car ils s'arrêtent sur des "détails" alors que pour eux le monde est d'une violence inouïe. Ils sont "tout ou rien", "noir ou blanc".


Tout cela d'extérieur peut être perçu comme dérangeant. On peut aussi se dire que la personne souffre...Pas forcément ! Je reçois parfois des parents qui s'inquiètent pour leur enfant. C'est tout à fait normal et cela fait partie de leur rôle. Ils ont tendance à projeter sur lui ce que eux-mêmes ont pu vivre ou observer. Ce qui, une fois de plus, est tout à fait normal, on perçoit les choses en fonction de notre vécu.

Un enfant qui vit des émotions fortes peut tout à fait accepter cette intensité comme faisant partie de son fonctionnement. Et à l'inverse en souffrir. Je rencontre régulièrement les deux cas. Des enfants qui souffrent du regard des autres, d'autres pour qui ce n'est pas important et qui ne veulent pas changer. C'est une question de ressenti, d'environnement et de perception !


Comment je vis mes différences ?

Est-ce que je les intègre et les accepte ? Est-ce que j'utilise mes différences pour innover, créer, guider, transformer, progresser, performer... ?

Est-ce que je les rejette et me sur-adapte au point, peut-être de développer un "faux self", une fausse identité et image de moi ?


Est-ce que je subis mes différences dans des contextes qui n'ont pas été pensés pour mon fonctionnement ?

Est-ce que je compense les manques de la vie sociale, professionnelle, scolaire, autrement pour répondre à mes besoins ?


Qu'est-ce qui est plus important plaire à tout le monde, éviter les regards et les jugements négatifs des autres, ou se sentir bien et faire ce qui est utile pour être heureux ?


Ces questions ne sont pas non plus réservées aux HPI. Tout le monde peut se les poser et faire le choix d'y répondre d'une manière ou une autre. Notre perception de nous-même, des gens qui nous entourent, du monde dans lequel on évolue, nous appartient. Nous sommes responsables de notre façon de voir les choses.



Alors le verre du HPI est-il à moitié vide ou à moitié plein ?

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